LES ACCORDS
FRANCO - JAPONAIS
Les Forces françaises, et les territoires dOutre-mer sont restés sous lautorité du gouvernement de Vichy.
Celui-ci se soumettra aux conditions japonaises comme il la fait vis à vis dHitler.
A partir de lentrée en guerre du Japon, lIndochine a été complètement isolée du reste du monde, laissée pour compte, oubliée, obligée de vivre en autarcie.
Le Vice -amiral descadre Decoux, appliquant les directives de la métropole envahie, est contraint daccorder au Japon, lutilisation daérodromes et le stationnement de troupes sur tout le territoire.(protocole Darlan-Kato du 21 juillet 1940)
La coexistence entre troupes françaises et nippones se maintient sans trop danicroches jusquau 9 mars 1945.
Question de lAssociation Citadelles et Maquis dIndochine :
" Vous, Français de métropole, savez-vous, ce qui sest passé le 9 mars 45, en Indochine, territoire doutre mer français ?"
Ce jour-là, les Japonais craignant une réaction aux évènements européens qui voient leffondrement des puissances de lAxe, attaquent par surprise les garnisons françaises.
Ils tueront 199 officiers, 598 sous-officiers et 1 322 hommes de troupe.
Les Français dIndochine sont persuadés que les Alliés vont voler à leur secours. Ils seront cruellement déçus.
Le Général Chennault, commandant la 14ème US Air Force, en Chine du Sud, à 300 km de la frontière, écrit dans ses mémoires : " Des ordres arrivèrent du GQG précisant quen aucune circonstance les unités françaises ne devaient recevoir des armes et munitions... Jai appliqué les ordres à la lettre, sans pouvoir me faire à lidée que je laissais les Français se faire massacrer dans la jungle, tandis quon mobligeait à ignorer leur sort. "
Les soldats français se sont battus à 12 000 contre 60 000 Japonais.
Dans la lutte inégale, ladversaire nippon jeta le masque en se montrant alors, bien peu digne des hautes traditions chevaleresques des Samouraïs.
A Dong Dang, le Général japonais félicite le Capitaine Anosse pour son courage, lassomme dun violent coup de crosse sur la nuque et lachève dune balle qui lui fit éclater la tête.
Les cinquante-cinq survivants du poste sont ensuite décapités au sabre ou éventrés à la baïonnette. Les mêmes tueries se répèteront à Hagiang et à Hongay.
A Langson, le Général Lemonnier refusant de donner lordre de reddition est décapité, ainsi que ladministrateur civelle Auphelle.
Suivis deux jours plus tard, par le Colonel Robert, tous les prisonniers seront ensuite sauvagement exécutés.